Plus de concurrence, pour une meilleure offre au Togo

Téléphone portable (Crédits : whiteafrican)

Crédits : whiteafrican

Parmi les nombreux chantiers qui occupent le ministère des Postes et Télécommunications, l’une de nos priorités est l’amélioration de l’accès aux TIC pour l’ensemble des citoyens togolais : leur proposer la meilleure offre possible, tant en matière de prix que de qualité de service (QoS).

Pour ce faire, nous sommes convaincus qu’une amélioration réelle de la concurrence sur le marché permettra une baisse générale des prix en bout de chaîne, c’est-à-dire ceux qui sont au final à la charge des consommateurs. Nombreux sont les pays parmi nos voisins (comme le Sénégal ou le Bénin) qui font le même pari. Ce projet, lancé début 2012, s’est concrétisé par le vote des lois 2012-018 et 2013-003 sur les communications électroniques.

En modernisant le cadre juridique applicable au secteur des TIC, ces lois constituent une avancée majeure indispensable à la réalisation des objectifs du gouvernement tels qu’exprimés dans la Déclaration de Politique Sectorielle approuvée en mai 2011. Elles ont, en effet, permis :

  • d’harmoniser le cadre juridique applicable au secteur des TIC au Togo avec les cadres réglementaires de la CEDEAO et de l’UEMOA ;
  • d’apporter des outils de régulation plus adaptés et plus efficaces qui permettront de stimuler la concurrence et favoriser les investissements ;
  • d’accorder un rôle accru à l’Autorité de régulation en matière d’autorisation, de contrôles et de sanctions ; et
  • de revoir en profondeur les régimes applicables aux activités dans le secteur des TIC .

Nous avons également décidé de changer le nom de l’Autorité de régulation du secteur : désormais, l’ARTP (autorité de réglementation du secteur des télécommunications et postes) devient l’ARCEP (autorité de réglementation du secteur des communications électroniques et de la poste). Ce changement de nom est destiné à refléter les évolutions du secteur et à élargir le domaine de compétence du régulateur en charge de stimuler la concurrence par une régulation de l’accès aux capacités haut-débit, l’orientation des tarifs vers les coûts etc.

Prenant exemple sur les meilleures pratiques internationales, nous avons également créé une agence nationale du spectre des radiofréquences (ANSR) en charge de la coordination du spectre de l’État, de l’élaboration du plan national d’attribution des fréquences radioélectriques et de l’assignation des fréquences hertziennes.

Dans le secteur de l’Internet haut débit, nous avons souhaité octroyer plusieurs nouvelles licences de fournisseurs d’accès Internet. Cet élargissement du nombre d’exploitants du réseau permettra, j’en ai la certitude, une évolution positive de la concurrence au bénéfice des consommateurs et des citoyens. En outre, le raccordement du Togo depuis quelques mois au câble sous-marin à fibre optique WACS (West Africa Cable System) permettra aux opérateurs d’offrir des débits bien plus importants qu’auparavant, mais aussi de proposer des offres triple-play (Internet, téléphone, télévision) à des prix plus compétitifs.

Concernant le marché de la téléphonie mobile, nous avons lancé au mois d’octobre un appel à manifestation d’intérêt (AMI) en vue d’accorder des licences d’opérateur de réseau mobile virtuel « full MVNO ». L’objectif d’un AMI est d’évaluer l’intérêt des acteurs pour un type particulier de licence. En effet, cette démarche préliminaire à un appel d’offres est importante car contrairement à un opérateur normal, l’opérateur virtuel utilise principalement les infrastructures des opérateurs existants. Un « full MVNO » cependant va plus loin car il ne se contente pas de louer le réseau d’un opérateur déjà existant pour acheminer les appels, mais il prend directement en charge des éléments de cœur de réseau ainsi que les équipements d’interconnexion, tout comme l’émission de ses propres cartes SIM et la gestion de sa base de données. Notre choix s’est donc porté sur cette solution, en ce qu’elle permettra à un nouvel acteur de mieux maîtriser ses services et de proposer des offres plus variées et ciblées à ses clients.

Toutefois, nous restons vigilants à la qualité de service offerte par les opérateurs : la baisse des tarifs ne doit pas être synonyme d’une réduction des débits ou de la qualité des infrastructures. C’est pourquoi nous allons aussi dorénavant imposer dans le cahier des charges des opérateurs des obligations plus strictes en matière de QoS, mais aussi de recrutement et de formation de cadres togolais pour les opérateurs étrangers.

Notre ministère reste à l’écoute des besoins des citoyens, afin de cerner au mieux les chantiers qui nécessitent notre attention. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et commentaires ci-dessous !

Une réflexion au sujet de « Plus de concurrence, pour une meilleure offre au Togo »

  1. globalepub

    Recevez mes cordiales salutations !
    Une fois encore, congratulations et courage car le parcours n’est pas aisé et le chantier reste vaste.
    Mes questions :
    * L’ARCEP laisse donc la gestion des fréquences à l’ANSR, pourquoi une telle agence à l’heure où tout le monde tend vers le numérique à 100% ?
    Outre les FH, on a d’autres supports de transmission (satellite, fibre optique…), pourquoi donner juste les FH à l’ANSR ?
    * « C’est pourquoi nous allons aussi dorénavant imposer dans le cahier des charges des opérateurs des obligations plus strictes en matière de QoS, mais aussi de recrutement et de formation de cadres togolais pour les opérateurs étrangers. »
    Comment pensez-vous contrôler ces exigences ? Quelles seront les stratégies de suivi à adopter ?
    – Car des fois les clients (des opérateurs et ISP) vivent des situations de QoS inacceptables qui ne sont sont jamais réprimandées ou entraînant des amendes.
    – Dans la plupart des entreprises privées TIC au Togo, le recrutement des étrangers devient de plus en plus notoire au dépens des togolais bien formés avec des expériences adéquates, de surcroît les postes de responsabilité sont dans les mains des étrangers. Il faudrait que des quotas (nationaux et expatriés) soient fixés et respectés comme au Mali, au Sénégal, au Kenya et ailleurs.
    * A quand l’avenue du/des MVNO(s) (début de l’exploitation de la licence) ?
    Pensez-vous que la qualité des réseaux existants soit favorable à l’accessibilité par les MVNOs ?

    Merci
    BR//

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